Chicken’s week

 

Le post
de Bibi

3 jan 2011

Itinéraire : Great Ocean Road / Grampians.
Partenaire : Christophe, profession : Flasheur universel
Matos : Un van en fin de vie / 2 assiettes / 1 couteau suisse / 1 guirlande / 1 gratte qui fait bling bling zzzzz / 1 kg de noddle / 1 kg de riz / 1kg de pates / 3 pommes / 1 poulet / Un pack de 24

LE VAN
Demain on le récupère à 8h pour profité de la journée ! Levé 11h, c’est chargé comme des canassons qu’on a marché puis pris le tram puis marché puis pris le train puis rencontré des Finnoises puis marché en plein caniar pendant 30 min pour enfin arriver au dépotoir de van vers 13h.
Pitié pas le rose pourri tout taggué ! ils sont tous pourri et tout taggué ! Oui mais pas le rose, déjà deux mecs dans un van c’est bizarre alors..
Génial ! On hérite du chicken van très sobre si on fait abstraction du « you suck » du « blow me » et du « pussy ». Quoi ? la caution ? 4000$ pour un éclat au par brise ? 10$ par jour et c’est plus que 2000$ ? J’achète ! Euh c’est quoi ce tac tac tac tac tac ?! Des broutilles ! à 363 000 bornes c’est normal qu’il quine un peu. C’est donc très serin que l’on s’engage sur la route ayant pleinement conscience que l’on sera peut être les derniers locataires de l’engin. A gauche ? y’a rien à gauche ! Que je roule à gauche ?! Ah oui t’as peut être pas tord je me demandais pourquoi les gens me faisait coucou avec leurs phares..

TORQUEY – APOLLO BAY
Imaginez : une route qui serpente le long de l’océan déchainé, des surfeurs comme seul baigneur et des plages de sable fin à perte de vue. Des falaises de couleur ocre s’avance de parfois vers le large agrémenté d’un phare, de quelques maisons de rêve, d’une végétation très dense.

On passe un village sortie d’une autre époque, 6 surf-shops, une épicerie et l’enchantement de baie continue. Dès qu’on s’enfonce dans l’arrière pays, c’est la rainforest avec ses fougères géante, ces « j’y connais rien en botanique mais y’a plein de belles plantes » et ses chutes d’eau impressionnantes.


Première nuit : Lorne, une charmante petite aire de camping en bord de plage, un abri pour faire griller, au programme : saucisses / patates sautées. On installe la guirlande qui va bien. On lance le barbeuk. Faut mettre une pièce ? C’est gratuit !! Magique ! Y’en a partout, ça marche super bien et il suffit d’appuyer un bouton. Ils sont fort ces Australiens !

Lever avec le jour, on se dirige vers la « Erskine Falls », le van peine un peu.. ils ne connaissent pas les épingles à cheveux ici, une montagne.. pas de problème, une route qui monte tout droit ! A fond de première, il était temps que la côte touche à sa fin. On descend en s’enfonçant dans la rain forest. 4% , 10%, 20%.. Les freins ont tenu mais on arrivera jamais à remonter c’est sure ! 10 min de parcours un peu trop balisé, le spectacle est splendide.


APOLLO BAY – WARRAMBOOL
Changement de décor. D’abord le cap Otway, La pointe la plus au sud de l’Australie. Petite route étroite qui serpente à travers une forêt d’eucalyptus qui fait le bonheur des Koalas. Ils en détachent délicatement les feuilles avec leurs petites pattes, les font sécher sur une branche à vitesse grand UV grâce à l’énorme trou dans la couche d’ozone et se roulent de gros splif pur herbe. Ou peut être qu’ils ne font que les mâcher n’empêche qu’ils finissent complètement stone.

Après ce cap la côte reprend de plus belle, l’océan n’est plus déchainé mais carrément en colère. Saine certes mais quand même. Les falaises font 50 mètres de haut et les vagues y déversent toute leur énergie accumulée depuis des milliers de kilomètres. Vers le sud le prochain continent est l’antarctique. L’océan avance mais certain font de la résistance. 12 apôtres sont dressés au large, usés de tout côté mais bien décider ne pas se laissés éroder. Warambool, ville sortie d’un far west est la dernière étape de la Great Océan Road.

Deuxième nuit : Cap Otway, des trombes d’eau, la nuit commence à tomber, déçu de ne pas avoir pu aller au phare on s’aventure sur une piste qui vraisemblablement nous mènera à « Blanket Bay ». C’est long et la route est de plus en plus défoncée. On n’a croisé personne. J’aperçois une forme massive dans un arbre, notre premier koala ! Désormais, on ne regarde plus la route, la compétition est rude. Je mène par 4 koalas à 2 quand je me rends compte que ça fait vraiment très longtemps que l’on avance sans rien voir. Ca descend, on à l’espoir d’apercevoir un bout de mer, ça remonte aussi sec. On fait demi-tour ? Maintenant qu’on est là on continue un peu, la forêt est de moins en moins dense, on aperçoit un kangourou et, quelques centaine de mètres plus loin, on arrive dans un camping sauvage ou les emplacements ont été sculptés dans la végétation.

Les autres occupants sont des Ausies hyper équipés. On descend, la végétation luxuriante laisse place à une plage magnifique.
Un peu plus loin une rivière déverse une eau rouge à fort débit, on la remonte, un jacuzzi naturel s’offre à nous.
Un bassin rempli de mousse dans lequel se déverse avec rage toutes les gouttes de pluie ruisselant des hauteurs accumulées la journée durant. Le lendemain la chasse au koala continue, 23 à 14.. on arrête de compter, il y en a partout, même sur la route…

Warambool : première douche dans un vrai camping après un cours de tai kendo au soleil couchant. Il n’y avait personne lors de notre arrivé, on repart le matin tôt, personne non plus à l’accueil, cassos !

LES GRAMPIANS
Fini la côte, nous voilà dans un parc national situé à l’ouest du Victoria constitué de petites chaines montagneuses recelant une faune et une flore impressionnante. Il nous faut le traverser pour arriver à la charmante petite ville de Halls Gap, principal point de départ des sentiers de randonnée. Une route rectiligne, les forêts du bush à perte de vue et de chaque côté des formations rocheuses étonnantes. On se lance, premier panneau kangourou. Habitué au panneau « attention un magnifique cerf va bondir de gauche à droite dans une posture majestueuse » on n’y croit pas une seconde… 200m plus loin un petit animal rebondissant traverse à quelques mètres du van. Il va falloir être prudent. On s’émerveille de tout, les perroquets qui viennent nous piquer notre petit dej, les chutes d’eau bien plus impressionnante que ce qu’on avait vu avant, les montagnes creusées par l’eau, érodé par le vent, les canyons et surtout les différents panoramas nous offrant une vue sur toute la plaine sauvage. Des images plein la tête, on redescend sur la petite ville.

Dans les champs, les jardins, partout, des kangourous viennent brouter tranquillement ne se souciant guère de la présence humaine et du cricri qui fait le con.
Camping dans le bush, la nuit arrive, session de light painting pour rendre hommage à notre van qui aura tenu le coup.

Dernière balade au petit matin pour faire un dernier au revoir à nos amis kangourous, au biches, au eumeus et aux échinés. Dernier contact un peu violent avec la nature avant le retour en ville : des nuages de milliers de sauterelles viennent s’écraser sur le par brise.

> Les photos du trip

4 Responses to Chicken’s week

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Pepette

janvier 3rd, 2011 at 20 h 44 min

trop miiignon les koalas et les kangourous !!!
ça a l’air trop beau…

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Julien

janvier 3rd, 2011 at 21 h 51 min

Superbe photos et recit Bibi, ca donne vraiment envie! Amusez-vous bien, bonne année and bon courage avec le tagged van x

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cricri

janvier 4th, 2011 at 10 h 18 min

« Dans les champs, les jardins, partout, des kangourous viennent brouter tranquillement ne se souciant guère de la présence humaine et du cricri qui fait le con. »

aaah Sacré Bibi ! toujours le mot pour rire…

^^

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admin

février 9th, 2011 at 8 h 13 min

Merki ;)



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Tout simplement un carnet de voyage sans prétention de deux frenchies qui ont décidé de partir en pays d'Oz pour quelques mois. Pas de programme mais une histoire à construire, une parenthèse dans notre vie

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